Alexis S. (.
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Retour sur le fiasco du vendredi 27 décembre 2024 :
En ce jour après la Saint-Étienne, je devais prendre l’avion pour me rendre à Nice tôt le matin. En théorie, départ à 7h pour une arrivée à 8h25 sur la Côte d’Azur. Passage des contrôles à 6h et embarquement dès 6h30. Jusqu’à là, tout va bien, malgré le brouillard et le froid extérieur (-2 degrés). Étant donné les conditions, le pilote nous explique qu'un employé de l’aéroport se charge de dégivrer l’appareil avant de partir.
Un peu après 7h00, l’appareil quitte son parking pour se rendre au bout de la piste. Il effectue quelques accélérations pour vérifier si les réacteurs peuvent donner la pleine puissance sans problème lié au froid. Une fois au bout de la piste, l’appareil ne part pas. Le commandant nous explique que l’avion ne peut pas décoller à cause d’une vibration et qu’il faut retourner au parking pour procéder au dégivrage des réacteurs, une affaire censée durer quelques minutes.
De retour au parking, et après un petit quart d’heure sans qu’il ne se passe rien, le commandant annonce que l’appareil supposé être utilisé pour dégivrer les réacteurs, en soufflant de l’air chaud, n’est pas sur site (!). Il faut donc procéder au débarquement des passagers. Le vol pour Bordeaux, stationné à côté de nous, subit le même sort : un petit tour de piste, puis retour à la case départ.
Nous sommes fin décembre, il fait souvent froid en Alsace, et l’aéroport n’est pas en capacité de fournir le matériel nécessaire pendant les vacances d’hiver pour dégivrer les réacteurs. Est-ce normal pour un aéroport d’une capitale européenne ?
Nous débarquons, retournons dans le hall d’attente, et c’est parti pour de nombreuses heures d’attente jusqu’à ce que les réacteurs dégèlent naturellement. Le soleil ne se montre toujours pas, et les passagers commencent à perdre patience. La situation devient ingérable : d’autres vols accumulent du retard. Les passagers de deux autres vols, Marseille et Nantes, embarquent peu avant 9h mais restent bloqués dans leurs avions pendant plusieurs heures avant de décoller. Encore un fiasco. Aucune information n’est communiquée dans la matinée. Les passagers, déjà épuisés, deviennent de plus en plus nerveux. À 11h, un bon d’achat de 5 € est distribué aux passagers des deux vols en attente depuis plusieurs heures, juste de quoi acheter une demi-bouteille d’eau.
Finalement, après 12h, soit cinq heures après l’heure théorique de départ, la température devient enfin positive et les deux vols du matin (Bordeaux et Nice) peuvent enfin embarquer à nouveau. Le cirque prend fin : le commandant s’excuse pour cette situation gênante. Il est un peu après 13h lorsque nous partons enfin de Strasbourg pour atterrir à Nice à 14h15, soit avec un retard de 5h50.
Quelques jours plus tard, la compagnie offre un bon d’achat de 20 €, mais l’aéroport, lui, ne donne aucun signe de vie. Il aurait pu au moins présenter des excuses, mais rien du tout. J’ai tenté une procédure pour obtenir une indemnisation, mais elle a été rejetée sous prétexte de "mauvaises conditions météorologiques".
Je vous déconseille absolument de partir de cet aéroport, dépassé par le temps et totalement indifférent à ses passagers.
Suggestions pour l’aéroport :
Investir dans des équipements adaptés : chaque aéroport en région froide devrait disposer de moyens suffisants pour dégivrer les avions rapidement.
Former le personnel pour une communication proactive en cas de problème, en expliquant clairement la situation et les délais.
Offrir des compensations adaptées pour réduire la frustration des passagers : bons repas ou remboursement partiel.
Mieux anticiper les périodes de vacances où le trafic est élevé.